La communauté chinoise

La majorité des chinois qui sont à l’origine de la communauté chinoise en Polynésie sont arrivés dans la deuxième moitié du XIXè siècle et surtout au début du XXè siècle. Les premiers chinois arrivent en 1865 et sont destinés à fournir la main-d’oeuvre de la plantation de coton d’Atimaono gérée par William STEWART. Ce sont en majorité des Hakkas issus de la région de Canton.

Après la faillite de la plantation en 1874, les chinois se reconvertissent dans le maraîchage et le colportage. Quelques-uns s’installent à Papeete et se lancent dans le commerce et l’artisanat. En 1876, le premier temple chinois est bâti et symbolise la naissance de la communauté chinoise. En 1897, on compte 322 chinois dans les E.F.O. (Etablissements Français de l’Océanie). Ils sont souvent en butte à l’hostilité des commerçant européens.

Liste de 50 commerçants chinois qui refusent les taxes coloniales en 1898

Deux périodes principales d’immigration chinoise ont lieu au début du XX° siècle : 1907-1914 puis 1921-1928. Plus de 5000 immigrés chinois dont 10% de femmes s’installent à Tahiti. Dans les années 1930, on estime qu’ils représentent le quart de la population des E.F.O. déclenchant des vagues de xénophobisme anti-chinois surtout liées à leur main-mise sur le commerce.

Depuis leur arrivée, l’administration coloniale choisit d’attribuer à chaque Chinois un numéro de matricule afin de pouvoir s’y retrouver face aux patronymes chinois qu’elle peine à comprendre et donc à orthographier. Les chinois continuent de signer en caractères chinois et de pratiquer leur langue dans les écoles chinoises.

Signature de A-HOUN n°436, perruquier à Papeete en 1886
Signature de A-PANG n°406, marchand à Papeete en 1886

Dans les années 1940, on estime que la communauté chinoise est composée de 91 « xiang » (souches familiales) comprenant chacunes plusieurs familles. Ces « xiang » sont le support principal utilisé par les généalogistes de la communauté chinoise.

Longtemps repliée sur elle-même, la communauté chinoise s’intègre peu à peu à la société polynésienne par des mariages inter-ethniques, par l’adoption d’une religion chrétienne, l’intégration des écoles françaises…

Il faut attendre la loi du 9 janvier 1973 pour que tout Chinois né en Polynésie française ou y résidant, obtienne la nationalité française. Beaucoup d’entre eux choisissent de franciser leur nom chinois à cette occasion. Ce phénomène a conduit des membres d’une même fratrie à adopter un nom de famille différent. Les frères et soeurs WONG sont devenus BEAUMONT, VONS.. ou restés WONG. Ce qui ajoute une particularité à connaître dans les recherches généalogiques.

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