X … comme miXte

De son vrai prénom Olivier « Eusèbe » Ferdinand MORAND. Eusèbe, prénom traditionnel de la famille MORAND n’a pas résisté à la vie des tropiques et s’est transformé en Eugène, plus familier. Découvrons ses origines familiales et son installation en Polynésie. Les origines familiales en Vendée. Eugène (abandonnons nous aussi Eusèbe) est né le 2 avril 1822 aux Herbiers en Vendée au sein d’une fratrie de 10 enfants. Il est le fils de Delphin Eusèbe MORAND et de Elisabeth BOUSSEAU. Ses parents se sont mariés le 6 août 1814 à Ardelay (Vendée). Son père Delphin Eusèbe est arpenteur géomètre (1814), puis greffier … Continuer de lire X … comme miXte

W… comme Wanted

Un traditionnel avis de recherche pour la lettre W. Cette fois-ci nous partons à la recherche du grand-père de Pierre Marie Antoine PASQUIER. Dans un article de la Revue diplomatique de février 1928, le journaliste retrace la carrière de Pierre PASQUIER alors gouverneur général de l’Indochine. Dans cet article, il est fait la mention suivante « Son grand-père était officier de Marine et fut l’un des premiers Français qui, sous Louis-Philippe, débarquèrent à Tahiti ». La phrase pique ma curiosité et je décide de partir à la découverte de ce grand-père. Le petit-fils Pierre PASQUIER Pierre Marie Antoine PASQUIER est né à Marseille … Continuer de lire W… comme Wanted

V… comme VOLTAIRE

Ce n’est pas du grand philosophe des Lumières dont nous allons parler dans cet article mais d’un modeste artisan boulanger pâtissier nommé Henry VOLTAIRE. Voici en résumé les grandes lignes de sa vie. Les origines en Martinique Selon les sources, Henry VOLTAIRE est déclaré né soit le 10 juillet 1845 ou le 10 février 1848 à Saint-Pierre en Martinique. Malgré nos recherches sur la décennie 1840, il n’a pas été possible de retrouver son acte de naissance. Il est le fils de Elisée VOLTAIRE et de Marie Célina LINACEE. Il a une soeur aînée prénommée Céphise née vers 1835. Elle … Continuer de lire V… comme VOLTAIRE

U… comme Ukina

« Ukina » voici un mot tiré de l’ouvrage Grammaire et dictionnaire de la langue des îles Marquises rédigé par Mgr René Ildefonse DORDILLON en 1904. Il est réédité cette année. Ce terme évoque « le bruissement du vent, des feuilles agitées par le vent ». Nous avons choisi un mot marquisien pour évoquer notre aventurier du jour, Justin BRADORA, l’enfant abandonné devenu Marquisien et interprète en langue marquisienne. L’enfant abandonné… à 5 ans Justin BRADORA est un enfant  trouvé dans le tour d’abandon (guichet où l’on dépose anonymement les enfants abandonnés) de l’hospice de Brest  le 1er mai 1854 vers 22h15. Il paraît âgé de 5 … Continuer de lire U… comme Ukina

T… comme Tuamotu

Auguste CHEBRET est un enfant abandonné Né le 14 août 1820 à Poitiers (Vienne) fils de Jeanne CHEBRET (1801-1881) domiciliée à Poitiers. Déclaré par « la veuve GOUZON préposée de l’administration du dépôt demeurant à Poitiers, laquelle nous a présenté un enfant de sexe masculin né le 14 du présent moi dans la maison dudit dépôt de la nommée Jeanne CHEBRET et auquel elle a donné le prénom de Auguste ». Rares sont les actes d’enfants naturels sur Poitiers qui mentionnent le nom de la mère. Visiblement Jeanne CHEBRET a accouché au Dépôt (endroit où étaient déposés les enfants abandonnés) et elle … Continuer de lire T… comme Tuamotu

S… comme Subsistances

Pierre Henri Pascal BOUSSION est né aux Aubiers le 6 juin 1829 (aujourd’hui Nueil-les-Aubiers)dans les Deux-Sèvres. Il est le fils de Jean BOUSSION tisserand et de Jeanne OLIVIER. Il fait un séjour à Tahiti dans les années 1870-1880 et y fonde une famille avant de rentrer en France finir sa carrière dans la Marine. Il est tonnelier chargé des subsistances des troupes de marine stationnées à Papeete. Les tonneliers sont des ouvriers militaires d’administration appartenant à la même section que les boulangers, meuniers, bouchers et botteleurs. La vie avant le séjour à Tahiti Henri BOUSSION se marie pour la 1ère … Continuer de lire S… comme Subsistances

R … comme Restaurateur

Désiré GATIEN est né le 16 avril 1838 à Saumur (Maine-et-Loire). Il est le fils de Jean GATIEN, herboriste et de Anne LECONTE, marchande à Saumur. Il débarque en 1860 à Tahiti où il fera sa vie. Un enfant faussement légitime Lors de sa naissance, Désiré GATIEN est dit être né du « légitime mariage » de Jean GATIEN et de Anne LECONTE. Or, en 1838, Jean GATIEN est en fait marié à Jeanne CULERIER, qui restera son épouse légitime jusqu’en 1849. Quelques mois après le décès de sa 1ère épouse, il convole en juste noces avec Anne LECONTE. Leur fils Désiré … Continuer de lire R … comme Restaurateur

Q… comme Quête

Louis Deschamps du Cérisié débarque avec son épouse à Tahiti vers 1854, pour un assez court séjour de 5-6 ans. Ce séjour a lieu après la perte de leurs premiers enfants. Le couple probablement en quête de changement s’embarque pour les Mers du Sud. Une famille d’origine brestoise Les parents de François Louis DESCHAMPS vivent à Brest (Finistère) où ils se sont mariés le 15 mai 1816. Christophe Guillaume Pierre Catherine DESCHAMPS et Marie Félicité Angèle MONESTIER ont 4 enfants, tous nés à Brest : Marie Louise Joséphine née le 19 mars 1817 à Brest. Elle épouse le 27 octobre … Continuer de lire Q… comme Quête

P… comme Procès

L’histoire du couple GOTTRAND a Tahiti est marquée par deux événements majeurs. Le décès de leur fillette de 7 ans la semaine de l’arrivée dans la colonie et quelques années plus tard, un procès en diffamation. Un séjour sous les tropiques assez agité. Faisons connaissance avec cette famille… Le couple GOTTRAND, originaire de Athies dans le Pas-de-Calais Le couple est originaire de Athies une petite commune du Pas-de-Calais proche de Arras. Alfred Charles GOTTRAND est né à Athies le 4 avril 1833, fils de Pierre François GOTTRAND, charpentier et de Hyacinthe GRARD… nommée « Sainte GRAVE » (appréciez la transcription phonétique … ) … Continuer de lire P… comme Procès

O… comme OURS

Pas d’ours à Tahiti… si ce n’est un gouverneur par intérim un peu particulier. M. Aimé OURS débarque à Tahiti le 10 mai 1887 en provenance de Nouméa par le Scorff comme chef du bureau de 1ère classe à la direction de l’intérieur. Le bateau commandé par M. de SAINT-JULIEN,  transporte à son bord la relève des fonctionnaires de la colonie ainsi que des marins et des soldats. On y trouve le docteur LUDGER, médecin de 1ère classe, M. BARON commis du commissariat et son épouse, M. SERPH secrétaire du parquet, M. AUBLET capitaine d’infanterie de marine et son épouse. C’est son deuxième séjour, M. … Continuer de lire O… comme OURS